Il était une fois… ou l’histoire de la sophrologie.

Naissance de la sophrologie : 1960

Le mot « sophrologie » est créé en 1960 par Alfonso Caycedo (1932-2017) , neuropsychiatre espagnol d’origine colombienne. A l’origine, ce terme désignait les techniques d’hypnose utilisées en milieu hospitalier par les psychiatres. Cette méthode permettait aux patients de prendre conscience de leurs états et de les rendre acteurs dans leur traitement.

La sophrologie se structure : De 1960 à 1970

C’est à partir de 1967 que naît véritablement la sophrologie comme méthode originale. En effet, d’autres techniques comme la « méthode Coué » (pensée positive), la « relaxation progressive de Jacobson » (relâchement des tensions musculaires), le « training autogène de Schultz « (autorelaxation par la suggestion), la phénoménologie (apprentissage du non jugement), le yoga (stimulation de la respiration et relâchement musculaire) et le zen (pratique de la méditation) viennent enrichir les bases hypnotiques de la sophrologie.

La sophrologie se structure alors en trois degrés composés d’exercices appelés « Relaxation Dynamique » :

– Le premier degré améliore la concentration et la perception de son corps.

– Le second degré renforce l’image de soi.

– Le troisième degré initie à la méditation.

L’amalgame de toutes ces techniques en une seule méthode rend la sophrologie complète et efficace.

La sophrologie se mondialise : De 1970 à 1980  

Forte de son efficacité, la sophrologie est déjà reconnue dans le monde médical occidental mais c’est en 1970 que la sophrologie va intéresser les médecins du monde entier. C’est à Barcelone, que se déroule le premier congrès mondial de la Sophrologie. Ce congrès intitulé « Sophrologie, Médecine d’Orient et d’Occident » va réunir 1400 professionnels venants de 42 pays.

C’est la première fois que la médecine occidentale classique et que les médecines orientales traditionnelles se trouvent ainsi réunies.

En 1972, le premier congrès de la Sophrologie en France se déroule à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière et, dès 1974, la sophrologie commence à sortir du milieu médical. C’est à Paris, que des premiers cours de groupe sont dispensés au grand public.

En 1977, la sophrologie dite « sociale » voit enfin le jour. La formation se démocratise et les « sophrologues » ne sont plus obligatoirement issus du monde médical. La sophrologie devient une discipline préventive.

La sophrologie s’émancipe : De 1980 à 1988  

La sophrologie dite « sociale » prend de plus en plus d’essor. Certains y découvrent un très important potentiel de développement de la personne. La sophrologie confirme sa place dans la prophylaxie (prévention, promotion de la santé). Elle va aussi conquérir le domaine sportif car elle s’avère être très efficace pour une bonne préparation mentale.

En 1985, un quatrième degré de sophrologie voit le jour. Ce degré développe les valeurs existentielles et individuelles de l’individu.

Pour un grand nombre de sophrologue, ce quatrième degré est le point d’orgue de la technique sophrologique et un grand nombre de praticiens utilisent ces quatre degrés et leurs exercices dans leur cabinet.

En 1988, Alfonso Caycedo choisit de s’installer en Andorre afin de continuer à développer la sophrologie selon une optique philosophique, voire spirituelle. Il dépose alors la marque « sophrologie caycédienne » et crée plus tard 8 degrés supplémentaires.

Cette décision va segmenter la sophrologie en deux grands courants de la sophrologie d’aujourd’hui :

– La sophrologie caycédienne à objectif philosophique, voire spirituelle (degrés 5 à 12).

– La sophrologie non-caycédienne à objectif thérapeutique (degrés 1 à 4).

Nota : il est important de préciser qu’il s’agit ici d’une description de la sophrologie comme méthode. Les sophrologues caycédiens peuvent également exercer dans un objectif thérapeutique.

La sophrologie se développe :  De 1988 à nos jours

Qu’elle soit utilisée de manière philosophique ou thérapeutique, la sophrologie se propage et se découvre sans cesse de nouvelles utilisations. Elle est utilisée par des sophrologues, mais aussi des médecins, des sages-femmes, des travailleurs sociaux, des infirmières, des responsables du personnel, des entraîneurs, des coachs, des enseignants… Et les entreprise, les écoles, les hôpitaux, font appel à elle autant pour leurs équipes, les élèves, ou encore les patients, car son efficacité à déjà été largement prouvée… !

Elle se pratique partout, en cabinet, en salle de sport, en piscine, en salon de bien-être, en entreprise, à l’hôpital, à l’école…

La Sophrologie a aujourd’hui 60 ans, son efficacité est reconnue et elle est rentrée dans le quotidien de nombreuses personnes !